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LE MODELE COLLECTIVISTE

Un nouveau type de société tiré par la consommation: l’apport de l’informatique

L’informatique: la modernisation de la bureaucratie

Aux cours des années 80, l’informatique s’est de plus en plus imposée dans l’organisation des entreprises. Dans la décennie actuelle, l’informatique est en train de s’imposer dans des administrations. Son apport est l'accélération des actions bureaucratiques. Mon expérience d’ingénieur en informatique participant au développement d’un des plus gros logiciels du monde me font croire qu’il est aujourd’hui techniquement réalisable de structurer une société collectiviste autour d’un programme informatique. Un des risques de l’informatisation est de figer l’organisation des entreprises. Toutefois, les techniques de maintenance des logicielles permettent d’assurer au client la possibilité d’obtenir les modifications qui lui sont nécessaire sur un cycle de maintenance de 3 mois. La plu part des grandes banques ont complètement structurer leur organisation autour des systèmes informatiques. La CFAO et la GPAO permette aux entreprises industrielles de suivre ce mouvement. Le monde du logiciel connaît grâce aux technologies objets des progrès considérables concernant la maintenabilité des logiciels et leur évolutions faces aux changements d’organisation des entreprises clientes. Cette partie va donc décrire un modèle théorique de société collectiviste entièrement organisée autour d’un modèle informatique.

La première contrainte est la limitation de la taille de la société collectiviste. L’importance que nous avons de l’informatique en entreprise, garantie un bon fonctionnement d’un tel modèle pour une société de petite taille. Une bonne dimension serait une société de 500 000 individus, 1 000 métiers, 10 000 produits de consommations et dont l’étalement géographique ne dépasse pas la région.

Le fonctionnement

Les individus disposent d’un micro-ordinateur à leur domicile. Ils rentrent leur besoins par ordre d’importance et la liste des métiers qu’ils souhaitent exécutés par ordre de préférence dans le système informatique. L’administration évalue les ressources disponibles (devises convertibles, matières premières, compétences humaines, etc...). Le système informatique détermine la liste des ressources manquantes et la retourne à l’administration. Le gouvernement établie une stratégie pour obtenir ou remplacer les ressources manquantes. Ou encore dans l’hypothèse où certaine ressources sont complètement indisponibles, il distribuent la pénurie. Enfin, le système informe les citoyens de la liste des besoins de consommation qui pourront être satisfait, les métiers qu’il doive exécuter, les lieux de travail les dates et durées prévisionnelles de travail. Dans l’hypothèse où une profession est sur représentée, le système autorise ces personnes à suivre une formation assurant la mobilité professionnelle de la population d’un secteur à l’autre. Ce système apparemment fort simple, deviendra très complexe lorsqu’il s’agira de gérer les imprévus et les changements d’organisation de la société.

Le premier modèle d’économie véritablement tirée par la demande

La grande différence avec le communiste est que ce modèle est complètement tiré par la demande. Dans le monde communiste, l’administration évaluait les besoins de la population avant d’organiser leur production. Les produits de consommation avaient donc toute les chances de ne pas correspondre à la demande.

Les avantages de ce système par rapport au collectivisme classique sont:

- bonne gestion des gâchis; absence de surplus;

- remplacement des magasins par un système de distribution par correspondance;

- des cycles courts de planification;

- la réduction des coûts de la bureaucratie;

Ses inconvénients majeures sont:

- le consommateur doit prévoir sa consommation ;

- les travailleurs ne risquent d’être très limités dans le choix de leur métier.

Les avantages des sociétés collectivistes

  • Contrôlabilité, stabilité et prévisibilité : L’intérêt d’un tel système est sa prévisibilité à moyen terme. On peut relativement prévoir l’évolution des salaires et du temps de travail. Il n’existe pas de crise économique avec effondrement de la demande ou de l’investissement. Les crises économiques ne sont liées essentiellement qu’aux problèmes d’approvisionnement des ressources non possédées par la société (matières premières, technologies,...).
  • Rapidité de mise en œuvre : La complexité de mise en œuvre d’un tel système est comparable à la fondation d’une grosse entreprise ou d’une administration. Ce modèle se prête bien à la création d’une société rassemblant les exclues du capitalistes.
  • Inconvénients

  • Société fermée : L’absence de politique monétaire condamne ces sociétés à un relatif isolement par rapport aux sociétés capitalistes. Elle n’est pas adaptée aux commerces internationales. Les échanges commerciaux sont fait sous la forme de troc.
  • Complexité croissante de la planification : Une planification suppose que le nombre de paramètres à gérer est limité. Un modèle de société collectiviste est trop centralisée pour fonctionner avec une forte population, un trop grand nombres d’activités sociaux professionnelles, une extension géographique trop importante, des différences de culture et de mentalité...
  • Limitation des produits de consommation : La petite taille de cette société entraîne une limitation de l’offre de biens de consommation. Les états communistes ont connus leurs succès dans la production de l’essentiel : habitation, nourriture, transport publique, soins médicaux (avec un retard technologique), école, ...
  • Crise morale: La place de l’individu dans un tel système est réduite. Il définie ses besoins et d'accepter le travail qu’on lui demande. L’individu qui souhaite avoir un pouvoir de décision et d’action, ne peut le faire qu’en faisant une carrière politique. Ainsi, le principale risque des sociétés collectivistes est la crise morale. L’avenir est trop prévisible. Les individus ne peuvent pas se réaliser. Ils sont donc victimes de l’angoisse existentielle.
  • Conclusion sur le modèle collectiviste

    Ce modèle restera toujours attractif pour une personne vivant dans l’insuffisance matérielle. En effet, lorsqu’on est limité par le manque d’argent, on se soucie peu du manque de choix en produit de consommation. Ces personnes sont pour la plupart apte au travail mais s'intègrent mal dans des entreprises dont l’organisation est trop complexe. Il se peut qu’elles ne peuvent suivre l’évolution des technologies. Le chômage leur apparaissant comme une privation injuste et absurde, il est normale que ces personnes se tournent en toute conscience des inconvénient vers un modèle collectiviste.

    Une fois que les gens ont obtenus la garantie d’un niveau de consommation, il souffriront de la monotonie de leur existence. Il est important qu’il ait la possibilité de migrer vers d’autre sociétés

     

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    Copyright 1994

    Auteur: Hector Archytas