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LA SOCIALE-DEMOCRATIE

Objectif

La société social-démocrate a pour ambition de garder d’offrir aux individus la stabilité et la justice sociale des sociétés collectivistes sans pour autant perdre les avantages du capitalisme (la créativité, la productivité et l’ouverture économique).

Description

Objectif

La société social-démocrate s’est imposé à la plupart des pays d’Europe de l’Ouest sous la pression démocratiques. Le capitalisme et le communisme présente chacun des inconvénients. La social-démocratie est née du désire d’établir la voie moyenne et de créer une société égalitaire et sans risque. La social-démocratie respecte les fondements du capitalisme garantissant aux détenteurs d’un accès au capital le droit d’entreprendre. Une nouvelle classe apparaît (la classe politique). La fonction principale de cette classe est d’atténuer les "injustices " du capitalisme en redistribuant les richesses.

L’ambiguïté des fondements du système

En Europe de l’Ouest, on peut estimer que les pays sociaux-démocrates ont dans un premier temps atteint l’objectif de stabilité social qu’ils s’était assigné. Cette réussite a été obtenu aux prix d’un système de règle ambigu fondé sur deux logiques différentes. Elle a hérité du capitalisme ( exercice de la concurrence, les lois du marché, le profit rémunérateur du risque, les économies budgétaires ... ) Elle veut aussi suivre une politique sociale qui aboutie à des innovations politiques: assurances maladie, chômage, vieillesse, les réglementations du travail, ... L'ambiguïté de l’action sociale des gouvernements est qu’elles sont fondées sur une logique de société tiré par la consommation alors le capitalisme est fondé sur l’esprit d ’entreprise d’une société poussée par la production. Il est important d’expliciter ces contradictions pour comprendre la réalité du système sociale démocrate car il explique l’instabilité inhérente au système.

Les grandes contradictions de la social-démocratie

Une société tirée par la consommation ou poussée par la production

Il est possible d’obtenir des résultats économique dans une société " poussée par la production " d’effectuer des politiques de relance ponctuelle comme l’avait préconisé Keynes. Dans une société capitalisme en crise où la demande est effondrée, une politique de relance permet un ajustement ponctuelle. Mais, il ne faut pas perdre de vue que cette politique de relance est contradiction avec les fondements du système capitalisme. La force du capitalisme est la recherche de l’enrichissement par le remplacement des dépenses inapropriées. Il est fondé sur une volonté permanente de réduction des dépenses des acteurs économiques. Le maintien de la motivation de ces acteurs nécessite que cette règle soit respectée de manière égalitaire dans l ’ensemble de la société.

Une politique social-démocratie consiste à faire de la relance permanente par l’impôt ou les prélèvements sociaux. Le résultat est effectivement un maintien de la consommation en tant de crise mais au prix d’une diminution de la rentabilité des investissements dû aux impôts. Il s’ensuit une diminution de la volonté d’investir qui aboutie à une diminution de la création de richesses et donc la nécessité le taux des prélèvements obligatoires. Le système est donc à terme condamné à s'effondrer dans une situation de crise permanente. Personne ne veut investir. La quantité des richesses produites n’augmentent plus. Le travail devient de plus en plus rare. La consommation diminue. Les recettes fiscales et sociales sombres. La société n’a plus les moyens d’assurer ses services sociaux.

L’analyse de ce constat est qu’une société ne peut à la fois être tirée par la consommation et poussée par la production. Il faut choisir entre ces deux logiques complètement antinomiques qui poussent les gens à avoir des comportements sociaux différents (explicités plus loin).

Un paradoxe classique en social-démocratie: le temps de travail et le chômage

Un exemple typique de contradiction social-démocrate est le temps de travail. Pour lutter contre le chômage structurelle, il existe deux écoles de raisonnement: celle de l’augmentation du temps de travail et celle de sa réduction.

Les raisonnements sont les suivants:

1 - La réduction du temps de travail permet de répartir le nombre d’heure de travail entre un plus grand nombre de personnes. Il s’ensuit un partage du travail et donc la réduction du chômage.

2 - L’augmentation du temps de travail permet une augmentation de la richesse produite. Les travailleurs peuvent donc consommer et investir plus. Une augmentation des investissements en même temps qu’une augmentation de consommation entraîne la création d’emploi.

En inversant les raisonnements, on peut démontrer que la réduction et l’augmentation du temps de travail aboutissent à une augmentation du chômage. Le lecteur pourrait conclure que l’un des raisonnements est faux. Et bien non, les deux raisonnements ont leur part de juste et de faux dans un système à la fois tiré par la demande et poussé par la consommation. Dans une société collectiviste, seule le premier raisonnement est juste. Dans une société libérale (poussé par la production), seul le second raisonnement est juste. Dans une social-démocratie, les deux raisonnements sont à la fois juste et faux. On peut simplement estimer que le premier raisonnement s’applique en période de crise économique alors que le deuxième raisonnement s’applique en periode de croissance économique.

On notera que l’on peut faire des raisonnements aboutissants à préconiser des actions opposées suivant que l’on se place dans une logique de société tiré par la consommation ou poussé par la production sur l’ensemble thèmes:

- la retraite par répartition,

- la réduction de la dépense publique,

- le revenu minimum,

- le SMIC,

- l’automatisation,

- les impôts,

- l’ouverture économique,

- la rigueur monétaire ...

La paralysie du pouvoir politique

La conséquence d’une telle situation est que le pouvoir politique est paralysé. Quelques soient sa réaction, il est condamné à perdre au moins sur un plan l’emploi. La travail étant la base de la société, sa disparition entraîne à terme la mort de la société. La seule alternative pour le pouvoir est de faire de réformer profondément la société pour elle retrouve des bases solides. La politique Thatchérienne a permis un retour de la société anglaise dans le camp des sociétés libérales. Je laisse aux lecteurs l’évaluation de l’impact sur la population de réformes aussi dure et de la difficulté qu’a pu avoir ce gouvernement à maintenir un tel cap dans une démocratie. Les exemples de société se réformant sur la base d’une société tiré par la consommation n’ont pas eu de déroulement aussi " heureux ". Aucune d’entre elle n’a pu se maintenir dans un cadre démocratique. Le bilan économique est qu’en à lui largement négatif. Bien qu’il soit difficile d’établir la part d’échec du aux nouveaux fondements et de la part d’échec induit par l’isolation de ces sociétés vis à vis des pays techniquement avancés, susceptibles d’aider la croissance par la vente de technologie contre des produits finis.

La social-démocratie et le chômage

Les trois types de chômage

Le travail est la première ressource d’une société. Plus le pourcentage de la population active d’un pays est important et plus la productivité est efficace, plus les individus de la société ont un niveau de vie important. Ainsi, les gouvernements attachent beaucoup d’importance à la lutte contre le chômage et le sous-emploi.

Il existe trois types de chômage:

- le chômage transitoire,

- le chômage conjoncturel,

- le chômage structurel.

Le chômage transitoire

Dans toute société où les individus sont libres de changer de travail, il existe un chômage de courte durée qui est fonction du temps nécessaire pour trouver un emploi et de la durée moyenne de conservation d’un emploi. Par exemple, une société où les individus changent en moyenne de métier tous les 5 ans et mettent en moyenne 3 mois pour trouver un emploi a un taux de chômage de courte durée de 5 %. Ce taux de chômage est normal dans une économie capitaliste ou libérale fonctionnant normalement. Dans des pays comme la Corée du Sud ou le Japon, le taux de chômage n’est que de 3 % en 1995. Ce taux ne signifie pas que la société coréenne ou japonaise fonctionne mieux que la société américaine. Sa cause est en fait une trop faible mobilité salariale. En Corée du sud, les grosses entreprises s’entendent pour refuser de reprendre les salariés démissionnaires afin d’empêcher les surenchères salariales. Ce taux est donc le fait d’un emprisonnement contre nature des salariés dans leur entreprise.

Le chômage conjoncturel

La société capitaliste est réglé en fonction de cycle économique. L’investissement dépend des prévisions économiques. L’emploi dépend de l’investissement. Et les prévisions des entrepreneurs dépendent de l’optimisme ambiant. L’optimisme entraîne parfois des dépenses exagérées qui entraîne une surchauffe de l’économie. En bout de course, les surchauffes finissent par faire douter les investisseurs du potentiel économique des entreprises. Il s’ensuit une crise économique et un chômage conjoncturelle.

Le chômage conjoncturelle est transitoire. Il peut être traité par des méthodes keynésiennes c’est à dire en forçant l’investissement par l’impôts transitoires supprimables lors de la reprise économique. Dans le cas contraire où ces impôts sont maintenues, la reprise risque de s'essouffler par le manque de financement des entreprises.

Le chômage structurel

Le dernier type de chômage est le chômage structurel. On estime qu’il y a du chômage structurel lorsqu’une société a un taux de chômage supérieur au taux normal du chômage de courte durée en pleine période de croissance économique. En d’autre terme, une société ayant un taux de chômage au delà de 5 % avec un fort taux de croissance est victime du chômage structurelle. Dans le système capitaliste, les individus ont besoin de travailler. Les entreprises sont motiver par faire du profits en organisant le travail des individus. Leur tendance naturelle est de recruter. Le chômage de longue durée est donc condamné à être inexistant sauf pour des individus souffrant d’un handicape qui les rend incapable d’avoir une action sociale utile.

Social-démocratie et chômage

Le chômage structurel est un chômage spécifique au système économique fonctionnant mal. Il touche très durement les social-démocraties. Il sape la société de sa population active. Les gouvernements sont soumis à l’obligation d’augmenter les prélèvements d’impôts ou de diminuer la protection sociale. Les individus souffrant de forte baisse de leur pouvoir d’achat restreignent leur consommation et le chômage est accrue. L’apparition du chômage est un cercle vicieux qui fait entrer la société dans un état de crise permanente.

En 1995, le chômage structurel est presque devenu une caractéristique des sociales démocraties où la part des prélèvements obligatoires sur l’économie est voisine de 50 % du PNB. Seule la Suède avec 8 % de chômeur en 1994 résiste. La France avec seulement 13 % de chômage se porte bien par rapport à la Finlande (18 %) et l’Espagne (24 %) qui ont rejoint les taux de chômage des pays sous-développés. Il semble que la lutte contre le chômage dépend de la capacité du gouvernement d’établir des lois restant cohérente avec la " tradition capitaliste ". Il doit donc éviter que les profits des entreprises soit confisqué par les impôts (ou prélèvements sociaux) ... Malheureusement en démocratie, les gouvernements sont fragilisés par les échéances électorale et ils ont tendance à sacrifier le long terme au court terme.

 

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Copyright 1994

Auteur: Hector Archytas