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L’ÉCONOMIE MULTI-MONNAIE

INTRODUCTION

Ces articles économiques ont pour but d’étudier la possibilité de faire fonctionner un pays avec plusieurs instruments monétaires partiellement convertible entre eux. L’avantage principale d’une économie multi-monnaie est de pouvoir gérer au mieux travail et productivité. Le principale intérêt est l’absence de pénurie du travail et donc de chômage. Il sera discuter des effets négatifs sur l’emploi d’une économie fonctionnant avec une devise forte et convertible. L’effet amplificateur sur le développement du chômage que constitue les prélèvements obligatoires, sera aussi discuté. Les inconvénients de disposer d’une monnaie faibles non convertibles seront aussi rappelés pour que le lecteur n'oublie pas les apports des politiques monétaristes. Enfin, les monnaies faibles et fortes seront présentés comme des instruments économiques différents ayant chacun des avantages et des inconvénients. L’idée défendue sera de rendre accessibles deux instruments afin d’offrir aux acteurs économiques le choix de l’instrument qui leur convient le mieux.

 

PRÉSENTATION DU CONCEPT DE RARETÉ

L'élasticité des biens de consommation

D’après les manuels économiques, un bien est élastique lorsque une diminution du prix entraîne une augmentation du volume de vente. Ainsi, un bien A élastique lorsqu’une diminution du prix de A de PA1 vers PA2 entraîne une augmentation du volume de vente de VA1 vers VA2 telle que VA1*PA1 > VA2*PA2. Un bien B est inélastiques si la diminution de son prix entraîne une augmentation de son volume de vente tel que VB1*PB1 < VB2*PB2.

 

On a donc

PA1 > PA2 => VA1 < VA2 avec VA1*PA1 > VA2*PA2

PB1 > PB2 => VB1 < VB2 avec VB1*PB1 < VB2*PB2

 

On notera que si vA est le volume des ventes d’une entreprise pour le produit A vA*PA est le chiffre d’affaire de cette entreprise sur ce produit. L’effet de l’élasticité sur l’entreprise se définie par:

 

Les biens du type A sont des biens où une diminution du coût de production bénéficie aux producteurs car cette diminution entraîne une augmentation du chiffre d’affaire de cette entreprise. Les biens B sont des biens où une diminution du coût de production ne bénéficie pas au producteur car cette diminution entraîne une diminution du chiffre d’affaire.

 

Au niveau du consommateur, la différence entre les biens élastiques et inélastiques est:

 

Les biens de type A sont des produits où la quantité actuellement produite satisfait pleinement les besoins des consommateurs. Une diminution des prix n’entraîne en aucun cas une augmentation des ventes car la population n’a aucun désir de consommer plus. On peut citer les produits agricoles: le lait, la viande où l’augmentation de la productivité n’a pas bénéficié aux paysans.

 

Les biens du type B sont des biens où la quantité produite est inférieures aux besoins de la population. Une diminution de leur coût de production permet une diminution de leur prix et rend ces biens accessibles à une plus grande partie de la population. Le chiffre d’affaire augmente. Les biens de type B sont des biens attractifs pour le consommateur mais dissuasives par son coût. En 1990, on peut classer parmi ces biens: les voyages, les produits électroniques haut standing, ...

 

Le concept de rareté

 

La différence entre les biens de type A et B peut être qualifié en terme de rareté. Les biens de type A peuvent être qualifiés " d’abondant " alors que ceux de type B peuvent être qualifiés de " rare ".

 

On définira la mesure de rareté du bien A par la formulation

 

Rareté_A = (Q_désiré_A - Q_existant_A) / Q_existant_A

 

 

Q_existant_A est la quantité des biens A existant.

 

QA_désiré correspond à la quantité du bien A désirée par la population d’un pays. Elle est la somme des biens A inexistants désirés par la population et des biens A existants et possédés par des personnes souhaitant les garder.

 

On a donc Q_désiré_A = Q_demandé_A + Q_existant_A - Q_offert_A

 

Q_demandé_A est la demande non satisfaite du bien A

Q_offert_A est l’offre du bien A non vendue

 

soit

Rareté_A = (Q_demandé_A - Q_offert_A) / Q_existant_A

 

On définira l’abondance de A par

 

Abondance_A = - Rareté_A

 

La définition suivante implique les remarques suivantes. S’il y a équilibre entre l’offre et la demande, le bien a une rareté nulle. Les biens du type A du chapitre précédent sont des biens à rareté négative(abondance positive) alors que les biens du type B sont des biens à rareté positive.

 

La conséquence des différences de rareté entre les biens A et B est que si B a une rareté supérieure à A. B pourra toujours être échangé facilement contre A alors que A ne sera échangé contre B que sporadiquement.

Le possesseur du bien B est en position de force par rapport au possesseur du bien A. Il aura toujours à sa disposition le bien B ou le bien A. Alors qu’une personne ne possédant que le bien A sera toujours dans la crainte de manquer du bien B. L e possesseur du bien B aura donc tendance à l’échanger B contre A que lorsqu’il est dans la nécessité du bien A. Dans une économie à deux biens, le bien B s’imposerait comme une réserve de valeur en d’autre terme le bien B deviendra la monnaie.

La rareté dans la théorie libérale

 

La théorie libérale classique stipule que s’il n’y a pas d’intervention extérieure, il s’établit un équilibre entre l’offre et la demande c’est à dire que la rareté des biens doit tendre vers zéro. Dans les théories libérales, les acteurs économiques sont prêts à changer de bien de production. On suppose donc que la population est flexible et est prête à changer d’emploi facilement en fonction des impératifs économiques. Aux Etats-Unis, les personnes changent d’emploi tous les 3 ans. La rareté des biens tend plus rapidement vers 0 dans les économie moins flexible. La règle économique est qu’une personne qui travaillent sur des biens à rareté négative est victime du sous-emploi (ou chômage) et cherche à produire des biens à rareté positive.

 

En France, la peur du chômage fait que les personnes sont prêts à garder leur emploi coûte que coûte même si cette emploi produit des biens à rareté négative. Le chômage est un phénomène bloquant qui expliquent que les différences de rareté entre les biens restent stables.

 

La rareté du travail, la limite de compétence des individus et le chômage

Les biens sont produits par le travail des personnes. On peut donc définir la mesure de la rareté d’un travail par une équivalence avec la rareté des biens produits. Toutefois s’agissant des personnes, les choses sont plus complexes.

 

Dans une société fluide comme les Etats-Unis, les personnes changent de travail afin d’aller vers la production de bien à rareté supérieure. La limite de compétence des individus est donc leur intelligence et leur volonté.

 

Toutefois, les sociétés développées (comme par exemple l’Europe et l’Asie) possèdent des blocages. Les personnes ne peuvent pas travailler dans les entreprises produisant des biens à rareté élevés car celle-ci imposent des diplômes ou n’embauchent que sur relation. Les recrutements sur diplômes sont justifiées lorsque ces diplômes ont une composantes techniques. Ils le sont moins lorsqu’ils sont utilisés comme un principe arbitraire de sélection. Dans l’administration française, on peut déplorer l’existence de concours dont le niveau est surélevé par rapport au poste offert. La limite de compétence des individus est donc imposé par l’organisation de la société.

 

Il existe un lien évident entre le niveau de compétence des individus et le chômage. Plus un individu a un niveau de compétence bas plus il a des difficultés à marchander son travail et plus il a de risque d’être au chômage.

 

Dans la théorie libérale, les individus sont des acteurs et non des objets. Grâce à leur mobilité, leur dynamisme et leur goût du risque, ils ont la capacité de s’adapter et d'accéder aux emplois de meilleur rareté. Le jeux de la concurrence fait que la rareté des métiers s'équilibrent. Une société où la rareté des individus s’égalise, est une société où le chômage s’établit à un taux de 5 %. 5 % est le taux de chômage normale si les individus changent d’emploi tous les quatre ans et mettent 2,4 mois ( 5 % = 2,4 mois / 4 * 12 mois) à trouver un travail. On peut donc en conclure que le libéralisme fonctionne bien au Etats-Unis (5,5 % de chômeur). En Grande Bretagne (8 % en 1995), le libéralisme n’a pas atteint ses objectifs. Une des raison de ce succès vient peut-être que l’esprit américain vise à laisser sa chance à tout individu quelque soient son niveau d’étude. La société a donc moins d’a priori sur le niveau de compétence des individus. Toutefois, un taux de chômage de moins de 5 % n’est pas toujours la preuve que la rareté des personnes est nulle. Des personnes comme par exemple des commerçants ou artisans sont souvent victime du sous-emploi. Le sous-emploi est défini par le fait que des personnes travaillent mais moins que leur désir de travail.

 

La France est un pays où les barrières sociales sont nombreuses. Il existe donc de très important écart de rareté entre les individus. Dans un tel contexte, une politique libérale ne peut avoir d’effet suffisant pour faire tomber le taux de chômage et surtout faire disparaître le chômage de longue durée.

 

LES MONNAIES

La rareté des monnaies

 

Il a été établit que le bien de consommations le plus rare à toute les chances de s’imposer comme monnaie. En effet, le bien le plus rare est le bien le plus facile à échanger. Il est donc commode de l’utiliser pour commercer.

Dans l’économie médiévale, l’or s’est imposé comme monnaie. L’or était à la fois un bien rare dont la valeur s’évalue facilement par son poids. Il faut toutefois remarquer qu’ils existait au moyen âge des biens plus rare que l’or: les bonnes terres. Les bonnes terres pouvaient être louées et rapporter un rendement. L’or gardait une valeur constante au cours du temps alors que les bonnes terres étaient louées et rapportait un revenu au rentier. On comprend que même à prix d’or les bonnes terres étaient difficiles à acheter au moyen âge.

 

Depuis l’abandon de l’étalon or, la monnaie ne correspond pas à un bien mais à un droit juridique. Ce droit est qu’une monnaie peut permettre d'acheter une SICAV monétaire à taux garantie. Alors intervient la politique monétaire des banques centrales, il s’agit de trouver le bon taux. La monnaie doit être facilement convertible en tous les biens disponibles sur le marché.

 

Si le taux est trop bas, la rareté d’un bien peut devenir supérieure à la monnaie. Ce bien devient difficile à obtenir. Son prix monte. Ce phénomène porte le nom d’inflation (*).

 

Si le taux est trop élevé, les personnes ne veulent plus acheter et se prive pour l’achat de SICAV monétaire. Le lecteur voit surgir le lien entre le choix d’une monnaie rare et le sous-emploi. La monnaie étant le bien le plus rare, elle peut s’échanger facilement contre un bien mais un bien ne s’échange que périodiquement contre de la monnaie. Le sous-emploi est donc intrinsèque à la définition de la monnaie. Il s’agit donc pour un pays d’avoir le taux d’intérêt le plus bas possible car le taux d’intérêt induit la rareté (ou la force) d’une monnaie qui induit un durcissement du marché de l’emploi.

 

Remarque :

 

* J’ai vécu un cas d’hyper-inflation à Moscou pendant 2,5 mois durant l’Hiver 1993 (1000% d’inflation par an). Dès qu’un commerçant vendaient un bien, il s’empressait d’en acheter un autre. Les personnes ayant plus confiance dans la valeur des biens que dans une monnaie. Dans une économie inflationnaire, la monnaie est toujours utilisée comme bien d’échange mais les gens préfèrent les biens de consommation à la monnaie. La raison est simplement que le rouble étant émis à volonté par le gouvernement afin de couvrir les déficits budgétaires, les russes lui attribuent la valeur d’un morceau de papier. Les biens de consommations se trouvait donc avec une rareté supérieure à la monnaie. Il est aussi intéressant de remarquer que le dollar devenait la véritable monnaie d’accès à ces biens.

 

Les monnaies convertibles

 

La rareté d’une monnaie augmente lorsqu’une monnaie est convertible. Des monnaies convertibles doivent avoir la même rareté entre elle. Si une monnaie A a une rareté inférieure à une monnaie B, B peut être converti en A. En d’autre terme, A est acheté avec la monnaie B mais A ne peut être acheté par B que selon le bon vouloir des vendeurs de B. Les monnaies ne sont convertibles que si elles ont la même raretés.

 

Prenons l’exemple de l'Allemagnes et de l’Espagne, l’Allemagne possède beaucoup de hautes-technologies. Les hautes-technologie permettent d’augmenter la productivité des entreprises et donc d’améliorer le rendement du capital et les salaires. Les hautes-technologies sont parmis les biens plus rares qui existent de nos jour. Les hautes-technologies ont souvent une rareté plus forte que la monnaie. La raison est que ces technologies assurent aux entreprises un rendement supérieur au taux d’intérêt. Les pays qui les ont les gardent précieusement pour ne pas perdre leur avantage économique (exemple: Le Japon). Les pays qui n’en pas son prêt à les acheter très chères. La Chine et la Corée du Sud ont compris que même en payant chère, acheter des hautes technologies était difficile. Il s’établit souvent un troc haute-technologie contre part de marché.

 

L’Espagne possède peu de haute-technologie. L’entrée de l’Espagne dans l’Europe ne pouvait se faire qu’en établissant la convertibilité du Mark avec la pesseta. Comme la technologie allemande fait parti des biens commerciales, la pesseta doit donc se trouver à degré de rareté supérieur à la rareté de la haute-technologie allemande afin que les entreprises espagnols puissent pouvoir acheter la haute-technologie allemande.

 

Techniquement, on augmente la rareté de la peseta en augmentant les taux d’intérêts des SICAV achetables en peseta. Et avec l’accroissement de la rareté de leur monnaie, les entreprises espagnols ont plus de mal à vendre leur produit puisque les SICAV monétaires ont des intérêts très élevés au point que les gens sont incités à éviter les dépenses superflues. Le taux de chômage espagnol est de 24,5 %. A la lumière de cet exemple, le lecteur comprendra les incidents monétaires européens qui ont lieu en Europe. Il comprendra aussi que les problèmes que peuvent engendrer l’utilisation d’une monnaie unique reliant des pays à un stade différent de développement technologie. Il comprendra aussi pourquoi les pays les avancés technologiquement ont les taux de chômage les plus faible Japon (3%), Etats-Unis (5,5 %) et Allemagne de l’Ouest (7,9 %). Par contre, parmi les économie capitaliste à économie intermédiaire qui ont peu de chômage, on peut citer la Corée du Sud (3 %) qui a une monnaie non convertible et pratique une politique de contrôle des changes.

 

AVANTAGES ET INCONVENIENTS D’AVOIR UNE MONNAIE RARE

 

Les inconvénients des monnaies faibles

 

Les inconvénients des bons d’échanges

 

L’U.R.S.S. avait adoptés une monnaie basé sur l’heure de travail non qualifiée.

L’avantage était l’absence la plus complète du chômage. Le travail étant l’unité monétaire, il ne pouvait manquer mais les inconvénients fûrent nombreux:

-impossibilité de commercer avec les pays capitalistes d’où une accumulation des retards technologiques dus à l’isolement,

- les prix fixes;

 

Pour éviter l’inflation, les communistes pratiquaient la politique des prix fixes; le résultat est que certains produits ayant une rareté supérieure à la monnaie était régulièrement indisponible. Mais, le lecteur doit se détacher des clichés médiatiques de magasins vides; mon séjour en URSS (1991) et en Russie (1993) m’ont permi de me rendre compte que la plus grande parti des biens nécessaires à la ménagère étaient disponible en magasin seule quelques biens sont indisponibles. Le lecteur peut toutefois comprendre la frustation du consommateur russe qui partait à la recherche des biens avec une probabilité que ce bien soit indisponible. Il existait toutefois des biens à rareté plus élevé que la monnaie: les téléviseurs et les voitures. La famille russe chez qui j’ai vécu, avait acquis une voiture vieille de 22 ans par héritage.

 

Les inconvénients d’avoir une monnaie dont la rareté est dans la moyenne de la rareté des biens de consommations apparaît claire dans l’exemple communiste. Les nombreux biens ne sont que provisoirement accessibles au consommateur. Le consommateur a donc tout intérêt à les acheter le jour où ils sont accessibles et de faire des stocks de peur d’être un jour victime d’une pénurie.

 

Les inconvénients d’une monnaie partiellement convertible

 

Une monnaie partiellement convertible est une monnaie où l’état limite les opérations de change afin d’éviter de déstabiliser les cours. L’administration a donc le pouvoir d’empêcher les entreprises et les particuliers d’acheter des biens de consommations étrangers. Elle est donc une gêne pour les entreprises locales qui ont besoin de biens d'équipements étrangers. Il faut toutefois préciser que les pays qui fonctionnent avec une monnaie partiellement convertible (Corée du Sud) offrent aux entreprises industrielles des facilités monétaires particulières afin de ne pas perturber leur développement. De plus, la non garantie de la convertibilisation dissuadent les investisseurs internationaux qui craignent de ne pas pouvoir convertir leur profit dans leur monnaie d’origine. Les investisseurs retissant face aux tracas administratifs préfèrent investir dans les pays assurant la convertibilité totale de leur monnaie que dans les pays pratiquant un contrôle d’échange.

Les inconvénients des monnaies fortes

Le sous-emploi

 

Les biens de consommations ont un degré de rareté différent. Par exemple, l’or et les énergies sont plus rares que le pain. Dans le passé, on prenait l’or comme monnaie car sa rareté était très forte. L’or pouvait donc être échangé facilement contre n’importe quel bien de consommation. L’inconvénient est que l’or pouvait devenir plus rare que le travail. Lorsque le travail d’une personne est moins rare que la monnaie utilisée, cette personne peut se trouver en situation de sous-emploi.

 

Le sous-emploi est défini par la situation d’une personne qui ne peut travailler autant qu’elle le désire. Une personne en état de sous-emploi peut éventuellement baisser ses prix. Sa durée de travail augmentera conformément à la théorie libérale mais la perte due à la baisse des prix ne sera pas compensée par l’augmentation de la durée de travail. Ainsi, conformément à la théorie de l’inélasticité du chapitre premier, on aura:

 

Honoraire1 > Honoraire2 => Durée_travail1 < Durée_travail2

 

avec Honoraire1 * Durée_travail1 > Honoraire2 * Durée_travail2

 

 

Une personne travaillant dans un secteur où la rareté est négative, s’aperçoit de l’anomalie par le fait que les prix baissent plus rapidement que les coûts des productions. Dans ce cas, le réflexe collectif est d’augmenter la production, ce qui entraîne un effondrement des prix.

 

Le prix du travail est régie par la loi de l’offre et la demande. La situation précédente s’explique par une offre plus extensible que la demande. La volonté des producteurs d'accroître leur revenu entraîne du fait du jeux de la concurrence une baisse des prix supérieure à l’accroissement de la production. Le revenu des producteurs baissent donc malgré l’accroissement de la production.

 

Le rationnement de la production

 

Pour répondre à ce problème, les états sociaux-démocrates européens ont établit des politiques de rationnement: quota laitier, réduction du temps de travail, ... La décision collective de réduire la production permet de maintenir les prix et de garantir aux producteurs dont la rareté du travail est insuffisante, un niveau de revenu supérieur à ce qu’il aurait dans une économie de libre échange.

 

Ce rationnement est à opposer à celui pratiquer par les pays communistes: celui des biens rares. En URSS et en Pologne, certains biens comme les voitures ou les réfrigérateurs n’étaient accessibles que par des files d’attentes organisées. En Chine et en Corée du Nord, toute l’économie fonctionnait autour de bond de rationnement.

 

Dans les pays sociaux-démocrates, on rationne la consommation et non la production. Par exemple, un producteur de lait se voit attribuer un quota laitier ce qui n’est rien d’autre qu’une part de marché. Un producteur de lait ne pourra pas s’installer car toutes les parts de marché ont été attribuées. La situation est comparable pour les pharmaciens, les chauffeurs de taxi dont les professions sont réglementées par une licence. Chaque pharmacie a donc une part de marché. Si d’autres acteurs comme les grandes surfaces entraient sur ce marché. Le prix d’un fond de commerce diminuerait du fait de la diminution de la part de marché.

 

Les inconvénients d’une monnaie forte en économie libérale

 

Dans ce paragraphe, une économie libérale est une économie dans laquelle la loi du marché est absolue. Il n’y a donc pas d’intervention de la collectivité qui vise à rationner le marché.

 

Le lecteur d’inspiration libérale estimera que le sous-emploi des catégories sociaux professionnelles vivant dans abondance est inévitable puisque l’offre est abondante. Il considéra que malgré les problèmes sociaux occasionnaient par la situation d’abondance, l’ordre établit est le meilleur des ordres possibles. Comment peut-on éviter le chômage lorsqu'il y a un surplus de l'offre 

Ce lecteur commet une erreur de raisonnement. Prenons l’exemple de deux catégories sociaux professionnelles en situation d’abondance: un cordonnier et un producteur de viande. Du fait de l’abondance de leur production sur le marché, le niveau de prix de leur offre s’établit à un niveau en deçà duquel il n’est plus rentable de travailler. La rareté de leur production est négative ou encore l’argent à une rareté supérieure à leur production. Ils vivent dans une situation de pénurie d’argent. Ils vont faire attention à la moindre dépense y compris dans les dépenses concernant des produits en situation d’abondance. Le cordonnier rationnera ses achats de viande. Le producteur de viande essayera de recoller ses chaussures lui même. En d’autres termes, une catégorie en situation de sous-emploi est en situation de manque vis à vis de l’argent. Dans notre civilisation où l’on ne peut se procurer des biens et des services que par l’argent, une personne en manque d’argent et en manque de tous. Dans une économie de troc, ces catégories sociaux-professionnelles ne seraient en manque que des biens rares et non des biens abondants. Une expérience intéressante est apparue aux États-Unis et en Europe: le " bondinisme " (économie des bonds d’échanges). Une association propose d’échanger les heures de travail entre les citoyens: des soins dentaires contre des heures de garagiste par exemple. Cette association réunie 40 000 personnes en Angleterre. La majorité des membres sont des exclues, chômeurs ou des bénéficiaires d’allocations incapable de vendre leur compétence dans un monde où l’argent est devenu très dur à gagner. Il est compréhensible que le système fiscale lutte contre ce type d’association qui apparaît comme un moyen d’échapper aux systèmes économiques et donc aux impôts. Mais, je démontrerais dans le chapitre sur la civilisation multi-monnaie que c’est aussi le moyen d’échapper au piège économique que représente une monnaie forte pour les plus faibles.

Prenons l’exemple où le travail est rémunéré contre des bonds d’échanges qui sont re échangés contre du travail. Grâce à ces bonds, notre producteur de viande ne subit plus de restriction monétaire et bénéficiera d’un nouveau support d’échange afin d’écouler sa production. Ce bond lui permettra d’acheter les services du cordonnier. De même, le cordonnier dispose de bonds qui vont lui permettre d’acheter de la viande en quantité désirée. Et, voici le miracle !:

Les échanges économique entre les deux catégories sociaux-professionelles sont de nouveaux facilités. Ces bonds constituent une monnaie faible sans taux d’intérêt basée sur sa convertibilité avec l’heure de travail non qualifiée. Avec l’hypothèse d’insuffisance financière des deux acteurs, il n’y a pas d’effet de substitution. Dans un système à monnaie rare, les deux acteurs auraient préféré placer leur argent en SICAV monétaire plutôt que d’effectuer cette transaction en devise forte. Les bonds ne permettant pas d’acheter des SICAV, la transaction peut exister. Il y a donc accroissement de l’activité du cordonnier et de la production de viande. Ces bonds sont réellement facteur de création de richesse.

 

Ce paragraphe a permis de montrer que la création d’une monnaie ayant un degré de rareté égale au travail facilite l’accroissement des échanges et donc du revenu réelle par habitant. Une deuxième monnaie est une véritable arme de lutte contre les bas salaires et le sous-emploi.

 

Les dangers d’une monnaie rare en social-démocratie

 

Les européens sont de plus en plus sensibles aux absurdités induites par les politiques de subventions et de quota de production établit par leur gouvernement. Les gouvernements rationnent la production. Les consommateurs souffrant de l’insuffisance de revenu ou de la pression fiscale, rationne leur consommation qui baisse. Le gouvernement doit donc encore plus rationner la production pour faire face à la baisse de la consommation.

 

Le comble de l’absurde apparaît dans le secteur du logement. Du fait de la fiscalité et du rationnement du travail, les gens n’ont plus les moyens financiers de se loger et se retrouvent dans de pauvre logement. Pendant ce temps, les promoteurs immobiliers subissent faillite sur faillite.

 

Les socials-démocraties sont dans une situation plus grave car elles subissent une pression fiscale dont le taux augmente en fonction du revenu. Une catégorie sociale-professionnelle en situation de sur emploi a un revenu généralement élevé. Les aspirations répartitionistes des sociaux-démocraties font qu’elles sont souvent victime d’un taux réel d’imposition aberrants . Ces catégories qui devraient normalement être motivées par travailler plus, préfèrent limiter leur travail pour éviter que l’augmentation du taux de prélèvement ne les privent du revenu de leur surplus de travail. La quantité des produits rares produites est donc plus faible que ce quelle devrait être si les personnes en situation de sur-emploi était moins fiscalisé. Les produits rares (de haute-technologie) sont le support de notre monnaie. Ces produits sont facilement exportables alors que les autres ne le sont pas. Augmenter la pénurie de produit de haute-technologie par une politique fiscale focalisée sur les producteurs de ces produits revient à augmenter la rareté de la monnaie. Une monnaie plus rare a pour effet un sous-emploi plus élevé.

 

Le sur-emploi

 

Une personne en situation de suremploi est une personne qui a une place privilégiée dans l ’économie. Dans l’hypothèse où ces personnes sont des salariées de l’entreprise, l’entreprise doit maintenir sa production car la pénurie de main d’oeuvre qualifié entraînerait une hausse des salaires trop fortes et rendrait ses produits inabordables.

 

Par exemple, le TGV est un produit rare et exportable. Les employés de GEC-Alsthom sont des techniciens de haut-niveau dont le niveau de rémunération induit un prélèvement fiscale et sociale entraînant à peu prêt une division par 2,5 entre le coût social-employeur et le salaire net après impôt (*). Le prix d’un TGV est donc très cher et le billet de train français est l’un des plus chère du monde. (**) Le niveau des salaires des cadres de GEC-Alsthom est fixé par la loi du marché. Une baisse du prix de vente des locomotives ne pourrait être obtenu que contre une baisse des salaires et entraînerait le départ des travailleurs vers des sociétés étrangères et la perte de la technologie. GEC-ALSTHOM est coincée par les contraintes fiscales. Elle ne peut donc se plier au jeu de l’augmentation de la production et de la baisse des prix. Elle doit donc maintenir sa production en adéquation avec l’offre existante pour les prix pratiquées et non tentait de vendre plus à des prix moindre.

 

Cet exemple montre que même les entreprises en situation de sur-emploi finissent par rationner leur production afin de maintenir les prix.

 

(*) Un cadre qui gagne 15000 Brute/par mois a un coût social employeur de 22000 Francs/mois. Pour avoir le coût réel pour l’employeur, il faut ajouter 20,6 % de TVA et 4 % de taxe professionnelle. La TVA ne se déduit pas de masse salariale. Soient 22000 * (1 + 20,6 % + 4 %) = 274000 Francs/mensuelles. L’employé n’est rentable à l’entreprise que s’il génère une production vendue au moins 27400 Francs/mensuelles. En contrepartie, il recevra un salaire nette de 11500 Francs avec 1000 Francs éventuellement d’intéressement sur le bénéfice. Il payera à peu près 2000 Francs d’impôt sur le revenu. Son salaire nette après impôt est donc de 10500 Francs. Il y a donc une division par 2,6 fois entre sa valeur et son gain non collectivisé.

 

(**) Les coréens qui ont en 1995 un salaire brute 20 % inférieur au salaire français mais un salaire net comparable paye un billet de train faisant 300 km 60 francs avec un train roulant à 120 km/heure. La même distance avec un train corail français coûte 200 francs et plus cher avec un TGV.

 

L’ECONOMIE MULTI-MONNAIE

 

Introduction

 

L’économie multi-monnaie est un exemple d’implémentation des réflexions précédentes. Le projet présenté est facile à implémenter dans les états actuels car il consiste en fait à supprimer le monopole de l’état sur la monnaie afin de permettre l’apparition d’autres instruments monétaires mis en place par des associations ou des collectivités locales.

 

Dans ce chapitre, il sera décrit les mécanisme de fonctionnement d’une économie qui possède deux instruments monétaires: Une monnaie forte (rare) et convertible face à une monnaie faible (abondante) et partiellement convertible.

 

Une monnaie faible est dite faible si elle n’est que partiellement convertible. En d’autres termes, s’il existe un plafond de convertibilité de la monnaie.

 

Une monnaie faible partiellement convertible

L’implémentation

Les personnes travaillant dans des entreprises privées seront rémunérées partiellement avec les deux monnaies en fonction du pourcentage de la marge brute obtenue en monnaie faible et en monnaie forte. Les fonctionnaires et les retraitées pourront convertir chaque année une fraction de leur rémunération en monnaie forte en fonction des devises détenues par l’état. La monnaie faible bénéficie d’un taux de crédit fixé par le gouvernement en fonction de la conjoncture nationale. Lorsque la conjoncture nationale est inférieure à la conjoncture internationale, le taux d’intérêt sur la monnaie faible est plus faible que sur la monnaie forte convertible. La monnaie faible sera pour le gouvernement un instrument souple permettant aux banques d’offrir un crédit plus facile aux entreprises.

 

Il devra avoir une politique de gestion rigoureuse du taux d’intérêt. Plus le taux d’intérêt est bas, plus l’entreprise est stimulée et plus la création d’emploi est importante. Mais dans ce cas, les placements offerts par la monnaie faibles sont rentables et plus la volonté des épargnants d’obtenir l’autre monnaie est forte. Les épargnants essayeront de convertir leur monnaie afin de la placer à un meilleur taux d’intérêt. Les responsables monétaires devront donc diminué le plafond de convertibilité de la monnaie faible.

 

Ce type de monnaie est celle utilisée par le Japon jusqu’à la hausse du yen en 1985, date à laquelle son excédent commerciale entre les Japon et les Etats-Unis à obliger les japonais à réévaluer le yen par rapport au dollar avant d’établir la libre convertibilité du Yen. Les taux de conversion d’une monnaie partiellement convertible sont à la discrétion du gouvernement. Ainsi avant 1985, le taux de conversion de yen était de 240 Yens contre 1 $. Dix ans plus tard, il est devenu 80 Yens contre 1 $. On comprend l’effet qu’à eu le Yen sur l’expansion économique du Japon à cette époque.

Les entreprises face aux deux monnaies

 

Les entreprises chercheront à vendre leur production contre la monnaie la plus forte car elle permet une meilleure rémunération de leur réserve et l’achat d’une plus vaste gamme de produits. Toutefois, dans un contexte économique stagnant, la demande prête à payer en monnaie forte est insuffisante sur le marché alors que celles prêt à payer contre de la monnaie faible est surabondante. L’écoulement de la production des entreprises se fera facilement avec la monnaie faible. Il s’établira la distinction entre deux types d’entreprises: les entreprises produisant des produits concurrents sur le marché international et les autres. Les entreprises exportatrices auront un approvisionnement normal en devise convertible dans la monnaie forte alors que les autres ne pourront obtenir des devises fortes que si elles commercent avec les entreprises exportatrices.

 

Les entreprises qui à terme fonctionneront avec la devise faible seront celles qui s’adressent exclusivement au marché locale. Le consommateur conservera leur monnaie forte pour des placements financiers afin de bénéficier des meilleurs taux et de consommer leur devise faible. Son reflexe d’achat sera de rechercher les biens de l’entreprise offrant ses produits pour des devises faibles.

 

Il est probable que par nécessité de baisser le plus possible les prix de la monnaie forte, certain vendeur fixe un prix minimal en monnaie forte et essaye de vendre avec profit contre la monnaie faible. L’offre de vente proposé contre deux monnaies: une faible et une forte.

 

L’établissement d’une politique économique dirigiste ciblée

 

Le lecteur peut trouver qu’un tel système risque de compliquer fortement la gestion des entreprises et la vie des consommateurs. A l’ère du paiement informatique, ce système est beaucoup plus simple à mettre en œuvre qu’il n’y paraît. Et cette complexité apporté un véritable degré de liberté au dirigeant. Le marché locale asphyxié par la pénurie de monnaie va pouvoir retrouver un financement pour de nouveaux projets industriels. Ce marché devrait toutefois réunir les acteurs les moins utilisateur de technologie. La division monétaire va permettre d’isoler une portion du pays restée dans un état relatif de sous développement et de lui adapter une politique économique spécifique. Il va donc être possible de lui appliquer un traitement économique adapté au mal qui la touche. La meilleure politique que je connaisse, est celle appliquer aujourd’hui en Corée du Sud et au Japon entre 1970 et 1985. Une politique de croissance dirigeait par l’état qui en fonction des études de marché de son ministère de l’économie oriente l’investissement vers les secteurs les plus adaptés au marché. Il est possible d’exploiter des possibilités d’investissements en haute technologie jugée trop risquées ou sur un long terme trop lointain pour le secteur privé.

Le maintien d’une société libérale

Parallèlement au développement d’une société avec une économie dirigiste, les entreprises exportatrices fonctionnent avec une monnaie forte convertible. La séparation monétaire leur garantie que les prises de position du gouvernement ont peu d’incidence négative sur leur développement qui reste pleinement entre les mains de leur actionnaire. Elles ne sont pas soumises au manipulation qui peuvent toucher les monnaies faibles. Le développement économique d’une partie du pays autrefois inactifs entraînera un développement économique rendront injustifié une forte partie des subventions dont bénéficie la parti du pays qui suit l'économie dirigiste. La parti du pays fonctionnant avec une monnaie forte pourra donc à moyen terme bénéficier d’une réduction des prélèvements obligatoires et d’être plus compétitive sur les marchés internationaux.

 

L’implémentation d’une monnaie convertible en biens de consommation

 

Enfin, pour terminer cet analyse, on peut évoquer la création d’une troisième monnaie. Une monnaie dont la convertibilité est en fonction d’un bien de consommation susceptible d’être abondant. Le meilleur exemple pourrait être d’utiliser des actions de sociétés civiles immobilières (SCPI) comme monnaie. La protection de cette monnaie contre l’inflation est sa convertibilité en logement HLM. Ainsi, le gouvernement fonderait une entreprise 100 % nationalisée de construction HLM et payera ses travailleurs en fraction de logement HLM. Le gouvernement construira des entreprises nationalisées dans d’autre secteur de production critique: agriculture, textile, papeterie, bien de consommation léger ... Les travailleurs de ces nouvelles industries seront rémunérées avec des parts de sociétés HLM qui deviendront une monnaie. Le lecteur comprendra rapidement que l’inconvénient d’une telle monnaie est son absence de convertibilité et la faible gamme de produits qui seront offerts aux détenteurs de cette monnaie. Ce système monétaire n’est rien d’autre qu’une monnaie de pays communistes, les inconvénients de ce type d’économie devront être du même ordre que ceux qu’ont connu les pays communistes.

 

Toutefois, le lancement d’un tel projet a au moins un avantage: sa rapidité de mise en œuvre ... Il est relativement facile pour un état connaissant un excédant de fonctionnaires (*) ne mobiliser les ressources nécessaires humaines vers l’encadrement de projet industriel.

A moyen terme, l’utilisation d’une monnaie partiellement convertible est sans aucun le projet de développement le plus sûr car il a fait ses preuves au Japon, en Corée du Sud, dans la France Gaulliste. Le fonctionnement d’une monnaie partiellement convertible implique la participation des entrepreneurs qui dans un climat économique morose n’est pas assuré sur le court terme. Il doit donc être perçu comme un projet provisoire et à terme la fusion monétaire entre cette monnaie non convertible et la monnaie semi-convertible. A moyen terme, il peut être prévu la privatisation des entreprises d’états par la distribution des actions de la société d’état auprès des travailleurs.

 

Ce dernier projet a le mérite de pouvoir mobiliser les exclus de la société en quelques mois et de créer rapidement plusieurs millions d’emplois. Le mise en place et l’évaluation des coûts d’un telle projet sera évaluer dans le document " solution coexistentialisme face aux problèmes de la France ".

 

(*) La France possède 114 fonctionnaires pour 1000 hab. , les Etats-Unis 67 et la Japon 47.

 

 

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Copyright 1994

Author: Hector Archytas