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Des exemples historiques de coexistencialisme

La confédération des indiens d’amérique

Parmi les exemples de mutations de sociétés qui auraient pu réussir si les principes de la panarchie avaient été respectée, on peut citer indiens d’amérique. L’exemple peut paraître anecdotique et archaïque. Il n’en ait rien. Il permet de montrer aux lecteurs les potentialités de l’idée pour gérer les mélanges de civilisation.

A la fin du XVIII, certaines tribus indiennes (Iroquois, Delaware, Shawnees, Miamis,...) s’organisèrent en confédération politique afin de traiter avec le gouvernement fédéral. Au XIXème, les Cherokee font un effort d’adaptation économique spectaculaire et rapide. Ils adoptèrent l’agriculture, développèrent leur propre presse, établissent un gouvernement démocratique élu et établirent une constitution.

Malheureusement, les colons supportaient mal la cohabitation avec des indiens ayant les meilleures terres grâce à leur ancienneté. Les colons devaient parfois accepter d’être employé par des indiens. Il fut voter une loi interdisant l’emploi des blancs dans les plantations Cherokee. Les Cherokee du Tennessee mal informés ne respectèrent pas la loi. Ils furent condamnés à l’expropriation et la déportation à l’ouest de la frontière.

Cette exemple de coexistence de cultures nationales aurait très bien pu réussir si les colons américains n’étaient pas animés d’un sentiment de méfiance et de supériorité culturel. Cette coexistence a toutefois duré plus de 50 ans. Elle constitue un exemple de coexistence qui aurait probablement réussi une intégration douce si elle avait été poursuivi.

La transition de l’économie chinoise

La coexistence des sociétés n’est pas un concept intellectuel inapplicable. En fait, tout pays entraîné un vaste champ de réforme est amené à gérer cette transition et donc à faire coexister l’ancien système avec le nouveau. Le meilleur exemple historique est l’ouverture économique de la Chine communiste de Deng Xiaopin (1980-90). La Chine a tout d’abord expérimenté le capitalisme, le fonctionnement d’une monnaie convertible, l’ouverture internationale dans la zone économique spéciale de Shenzhen. Puis, le gouvernement chinois a autorisé la formation d’entreprise privée travaillant parallèlement aux entreprises publiques sur l’ensemble de la Chine. Pendant plus de 10 ans, la fiscalité suivit par les entreprises étaient diférentes de la fiscalité des grands conglomérats d’état. Toutefois, le gouvernement chinois mit fin à cette réglementation afin d’ouvrir l’économie chinoise aux investissements internationaux. La condition sine qua non à cette ouverture était la convertibilité du yen et donc l’abandon de la double monnaie. La sur fiscalisation des entreprises publiques par rapport aux entreprises privées les désavantagées face à la concurrence. Le gouvernement chinois a donc décidé d’unifier son système fiscale. Il s’en est suivi des licenciements dans les entreprises d’état et une forte aggravation du chômage touchant des dizaines de millions d’individus.

L’échec de la transition de l’Europe de l’Est

L’exemple de la réussite de la transition chinoise est à opposer à la thérapie de choc instaurée par les gouvernements des pays d’Europe de l’Est. En Russie par exemple, les entreprises récemment privatisées se trouvaient soumises à un régime fiscale presque aussi lourd que les pays scandinaves ou la France. En plus des impôts, il faut ajouter le phénomène de l’inflation qui pour les entreprises privées à un effet analogue à un impôt sur la trésorerie.

Il est clair que cette pression fiscale était nécessaire pour que l’administration fiscale et la structure sociale tentaculaire des pays d’Europe de l’Est survivre aux passage à l’économie de marché. Mais, elle privait les entreprises privatisées de l’autofinancement nécessaire à leur développement. Bien qu’ayant souvent des coûts salariaux comparables (et souvent moindre), les entreprises des anciens pays communismes n’étaient pas en mesure de concurrencer les entreprises des pays du sud-est asiatique bénéficiant d’une fiscalité favorable. Il s’en est suivi une forte baisse du niveau vie de la population et la précarité du travail. C’est la situation qu’une transition par le coexistencialisme aurait permis d’éviter.

 

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Copyright 2002

Auteur: Hector Archytas